[Avis] Réparer les vivants de Maylis DE KERANGAL

La fin d’un livre… cette dernière page que l’on lit au ralenti parce que l’on sait qu’après arrivera un grand vide, la fin d’une histoire que l’on a profondément dévoré. J’aime ressentir cette sensation… et pourtant je ne l’ai pas vraiment ressenti lors de ma dernière lecture « Réparer les vivants » de Maylis de KERANGAL.

Ce livre sorti en 2014, a été adapté au cinéma en 2016, et comme de nombreux ouvrages adaptés au cinéma, je n’avais pas envie d’aller voir la version filmée avant de me plonger dans la version écrite.

Un petit résumé :

Réparer les vivants est l’histoire du jeune Simon Limbres, en pleine force de l’âge, passionné de surf, dont la passion a emporté la vie. Les parents dévastés par la nouvelle se retrouvent confrontés à une demande dont il n’était pas prêt : sont-ils d’accord pour faire don des organes du fils qu’ils viennent de perdre.

On apprend à travers ce bouquin le déroulement de l’extraction des organes et la transplantation cardiaque. Alors non, ça n’est pas un bouquin de médecine, à travers ces descriptions (trop ?!) détaillées, l’auteure y décrit surtout les émotions et le ressenti des différents personnages autour de cette nouvelle, la famille de Simon, le personnel du corps médical et l’une des futures transplantées.

Un extrait qui m’a plu et touché :

…les yeux de Simon, ce n’était pas seulement sa rétine nerveuse, son iris de taffetas sa pupille d’un noir pur devant le cristallin, c’était son regard ; sa peau, ce n’était pas seulement le maillage fileté de son épiderme, ses cavités poreuses, c’était sa lumière et son toucher, les capteurs vivants de son corps. »

J’ai voulu lire ce livre car le don d’organes est un sujet à polémique, dont les avis sont partagés. D’un point de vue humain et moral, on aurait tendance à dire que bien évidemment pour sauver des vies nous serions prêts à donner nos organes, qu’une mort éviterait à plusieurs personne de perdre leur vie ! Mais quand il s’agit de prendre la décision pour son fils, se dire qu’en plus d’avoir perdu sa chair, son sang, on nous demande si nous sommes prêts à nous séparer de ses organes …

… et d’un point de vue du transplanté, comme l’est si bien expliqué dans le livre, quel ressenti doit on avoir d’être certe guérri, retrouver la vie grâce à un organe qui nous ai donné, mais donné par une personne décédée, qui n’a pas choisi de nous donner cet organe et qui de plus, nous ne pourrions jamais remercié.

Je viens de terminer à l’instant cette dernière page et je garde un sentiment assez étrange, en fait j’aurais voulu aimé ce livre … ! Rien qu’en écrivant ce résumé, le sujet me fascine toujours autant et pourtant j’ai vraiment lutté à le lire. J’aime lire des descriptions interminables qui me permettent de planter le décor de la scène que je suis en train de lire, de laisser libre court à mon imagination et de m’imaginer à la place du personnage. L’auteure utilise beaucoup de longues tirades pour exprimer les sentiments des personnes, en fait des comparaisons et je me suis pratiquement perdue dans chacune d’elle.

Si je devais noter cette lecture … 3/5

Un sujet passionnant mais un style d’écriture qui ne m’a pas plu du tout, de plus avec un sujet pareil, l’histoire aurait pu être assailli de beaucoup plus d’action et de retournement.

Si vous l’avez lu, qu’avez vous pensez de ce livre ? L’avez-vous vu au cinéma ? Avez-vous lu d’autres livres de Maylis de KERANGAL ? Connaissez-vous d’autres livres sur le don d’organes ?

Merci pour votre partage,

PS : promis la prochaine fois je choisirai un sujet plus joyeux 🙂

Ciao bybye !

M.

 

Bienvenue sur Faut qu’on cause !

Hello toi et bienvenue sur Faut qu’on cause !

L’idée de ce blog est de causer d’une multitude de sujets qui animent mon quotidien et de pouvoir partager mes trouvailles et mettre en avant des actions, des associations, des personnes qui méritent qu’on parle d’eux !

Ici, on parlera beaucoup de livre, de littéraire, de développement personnel… parce que c’est un peu en lisant des livres sur le développement personnel que je me suis dis qu’il était grand temps de faire ce que je m’étais toujours empêché de faire, planquer derrière des idées reçues … “je ne vais pas ouvrir un blog, je suis nulle en rédaction”, “personne ne va lire mes articles” … et blabla …

…et puis en m’ouvrant au développement personnel, je me suis faite la réflexion que si je gardais ce comportement je n’avancerai pas beaucoup dans la vie et ne serai pas épanouie.

Alors voilà, Faut qu’on cause est né ! En plus de livre, on parlera aussi de plein de sujets qui me tiennent à coeur, le bien-être, l’écologie, l’art, la musique, mais aussi le travail, la légitimité et encore plein d’autres.

Je te souhaite de nouveau la bienvenue, installe-toi dans un bon fauteuil et prépare-toi un thé bien chaud… on a plein de choses à se raconter ! 🙂